Le Patient Diabétique de Type 2
Patient : Homme de 62 ans, obèse (IMC 32).
Motif : Avulsion de la 46 et de la 47 à l'état de racines, douloureuses à la pression.
Antécédents :
Examen clinique :
Compte tenu du bilan biologique du patient (HbA1c = 8,5%), quelle est votre attitude concernant l'antibioprophylaxie pour l'avulsion des dents 46 et 47 ? Justifiez précisément selon les recommandations de la SFCO/ANSM citées dans le référentiel.
Prescription d'une antibioprophylaxie recommandée.
Justification : Le patient présente un diabète non équilibré (défini par une HbA1c > 7% selon l'ANSM, ou > 8% pour le seuil de décision d'antibioprophylaxie selon la SFCO). Il est donc classé comme patient immunodéprimé à risque d'infection locale/générale pour les actes de chirurgie orale (avulsions).
Protocole : Amoxicilline 2g per os, dans l'heure précédant le geste (ou Clindamycine 600mg si allergie).
[Sources : 312, 868, 870]Au cours de l'intervention (prévue à 11h30), le patient devient pâle, présente des sueurs profuses, des tremblements et une irritabilité.
1. Quel est votre diagnostic immédiat ?
2. Quel médicament de son ordonnance est probablement responsable ?
3. Quelle est votre conduite à tenir immédiate (patient conscient) ?
Décrivez la lésion linguale observée et donnez votre diagnostic. Quel facteur local favorise cette affection chez ce patient ?
Description : Enduit blanchâtre, détachable au grattage, sur base érythémateuse.
Diagnostic : Candidose aiguë pseudo-membraneuse (Muguet).
Facteur favorisant : La xérostomie (hyposialie) liée au diabète (déshydratation par polyurie) et l'hyperglycémie salivaire.
Pour traiter cette lésion linguale, vous envisagez de prescrire du Miconazole (Daktarin®) en gel buccal.
Est-ce judicieux ? Justifiez par un mécanisme pharmacologique précis.
NON, c'est formellement déconseillé (voire contre-indiqué).
Justification : Il existe une interaction majeure entre le Miconazole (antifongique azolé) et les Sulfamides hypoglycémiants (Gliclazide). Le Miconazole inhibe le métabolisme des sulfamides, entraînant une potentialisation de l'effet hypoglycémiant et un risque d'hypoglycémie sévère.
L'intervention est stressante. Quelle précaution devez-vous prendre concernant le choix de l'anesthésique local, sachant que le patient présente une comorbidité cardiovasculaire (HTA) et un diabète ?
Utilisation d'un anesthésique avec vasoconstricteur (adrénaline) possible mais limitée.
Recommandation : Ne pas dépasser 4 carpules dosées à 1/200 000 d'adrénaline.
Justification :