Abcès parodontal - Diagnostic & Prise en charge
Un patient de 52 ans, fumeur (15 cigarettes/jour), diabétique de type 2 équilibré (HbA1c : 6,8 %), consulte en urgence pour une douleur intense et pulsatile dans le secteur mandibulaire droit.
Le patient rapporte une apparition brutale des symptômes il y a 48 heures. Il décrit une « sensation de dent longue » et signale qu'il lui est « impossible de serrer les dents » de ce côté. Il ne rapporte pas d'antécédents de traumatisme récent mais signale des saignements gingivaux chroniques lors du brossage.
L’examen clinique exobuccal révèle une légère asymétrie faciale basse droite associée à une adénopathie sous-mandibulaire palpable et sensible. Il n'y a pas de trismus. Le patient est apyrétique (37,2°C).
L’examen endobuccal met en évidence une hygiène bucco-dentaire insuffisante (Indice de Plaque > 70 %). Au niveau de la 46, on observe une tuméfaction gingivale vestibulaire ovoïde, érythémateuse, lisse et brillante, située en regard de la racine mésiale. La palpation de la tuméfaction est douloureuse et provoque l'issue d'un exsudat purulent par le sulcus.
Les données cliniques spécifiques à la 46 sont les suivantes :
Examen radiographique : L'examen (rétro-alvéolaire de la 46) objective une alvéolyse horizontale généralisée atteignant le tiers moyen des racines, associée à une image radioclaire latérale le long de la racine mésiale de la 46. L'espace desmodontal est élargi. Aucune image péri-apicale n'est visible.
Quel est votre diagnostic précis pour la 46 selon la classification de Chicago 2017 ? Justifiez votre réponse en discutant les diagnostics différentiels.
Diagnostic : Abcès parodontal chez un patient atteint de parodontite (Stade III probable, Grade C du fait du tabac/diabète).
Justification :
Diagnostics différentiels à écarter :
Expliquez le mécanisme physiopathologique à l'origine de la sensation de « dent longue » décrite par le patient.
Détaillez votre prise en charge de l'urgence lors de cette séance. Rédigez, le cas échéant, la prescription médicamenteuse en vous basant sur les recommandations CNEP SFPIO 2024.
Geste Local (PRIORITAIRE) :
Prescription Médicamenteuse (Selon CNEP 2024) :
Une fois la phase aiguë résolue, quelle sera votre stratégie thérapeutique globale pour ce patient ?